La Réflexion du vendredi 24 mouharram 1445 AH
Sommes-nous déterminés à sauver la terre ?
Il ne parle plus du réchauffement, mais du bouillonnement de la…
Louanges à Allah (swt) et Salutations au Prophète Muhammad (saw)
“C’est Lui qui vous a fait la terre pour lit, et le ciel pour toit; qui précipite l’eau (la pluie) du ciel et par elle, fait surgir toutes sortes de fruits pour vous nourrir : ne donnez donc pas des égaux à Allah, alors que vous savez. Surah al Baqarah (2) verset 22
Il ne parle plus du réchauffement, mais du bouillonnement de la terre. Ces paroles sont de la position hautement politisée du Secrétaire-General des Nations Unis qui, d’habitude utilise un langage codé, diplomatique pour ne pas offusquer les puissants du monde. Cependant, ils n’y feront rien. Le prochain COP 28 annoncé pour être tenu dans un pays grandement responsable de l’émission du carbone, les Emirats Arabes Unis, n’est pas moins qu’une mascarade.
Sera-t-il encore possible d’accomplir le Hajj en été? C’est la question qui devrait nous intéresser avec la chaleur intense qui sévit dans de nombreux pays ces jours-ci.
Le bouillonnement de la terre est, comme on le constate chaque année, le fait de la surconsommation en énergie des pays riches. La déclaration du SG des Nations Unies doit être vue pour ce qu’elle est: une déclaration forcée, émanant d’une organisation, à la merci d’états immoraux et sans éthique, mais qui doit parler le langage des principes moraux et de l’éthique.
Il est certain que les pays qui souffriront le plus du bouillonnement de la terre sont ceux de l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, non pas à cause de la hausse de la température, mais à cause de l’incapacité des gouvernements de répondre aux besoins de leur peuple respectif. Le scénario catastrophe que l’on peut prédire est que des millions de gens migreront vers les pays les plus confortables, donc énergivores, pour se voir refouler et laisser mourir.
La révolution industrielle exige beaucoup d’énergie. Les pays occidentaux continueront à maintenir leur confort, et créer le désastre environnemental. A la base, les six pays qui gouvernent le monde, par le biais du Conseil de sécurité, savent bien ce qui se passe et persisteront à exploiter les ressources de la Terre. Les petites incartades de Thunberg les vendredis ou sa prestation aux Nations Unies ne font que permettre aux puissants du monde de se donner bonne conscience.
“Toutes les fois qu’ils allument un feu pour la guerre, Allah l’éteint. Et ils s’efforcent pour semer le désordre sur la terre, alors qu’Allah n’aime pas les Moufsidoun (semeurs de désordre). » (Surah Al Maidah (5) verset 64)
C’est ainsi que Shaytaan injecte chez les humains des espoirs irrationnels basés sur l’égoïsme. Allah (swt) nous rappelle que l’humain a corrompu la terre, entrainant une faillite morale fondée sur le racisme.
La position du Musulman sur la question est fondée sur le principe du tawheed, soit la conviction en l’unicité du Créateur. Le Musulman croit qu’Allah est le propriétaire de la terre, des mers et de toutes les ressources qui s’y trouvent. L’homme, en tant que khilafah, gérant, a la responsabilité d’utiliser correctement toutes les ressources mises à sa disposition. N’étant ni propriétaire, ni maître, il est conscient qu’il aura à rendre compte de ses actes à Allah (swt).
“Ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n’aime point les Moufsidin ( malfaiteurs, corrupteurs, fauteurs de désordre.) (Surah Al Qasas (28) verset 77.)
De plus, l’homme devra aussi assumer son rôle de Shuhadah, des témoins pour l’humanité.
“Ainsi Nous avons fait de vous, une juste communauté pour que vous soyez témoins pour les gens. Et que le Messager soit témoin pour vous. (Surah Al Baqarah (2) verset 143.)
Ou encore, Allah affirme:
“Parmi ceux que Nous avons créés, il y une Ummah qui guide (les autres) selon la vérité et par celle-ci, exerce la justice. (Surah Al Araf (7), verset 181)
Pour sa part, à l’ère de la globalisation, le consumérisme constitue un réel problème, et fait pression sur les ressources naturelles limitées, y compris les ressources en énergie. Mais, seul, le consommateur ne peut porter tout le fardeau.
D’un point de vue plus élargi, les pays Musulmans et ceux les dirigent portent aussi la lourde responsabilité de gérer, du mieux de leurs moyens et leurs capacités, les ressources qui leur ont été confiées comme amanat, dépôt. Ainsi, il est inconcevable qu’ils se comportent comme les vassaux des occidentaux, se pliant en deux pour plaire à leurs maîtres de l’Occident.
Il est urgent que nos dirigeants reviennent vers le Qur’an, pour mieux assumer leur rôle en tant que gérant et en tant que témoins, passibles de rendre compte de leurs actes.
Pour reprendre, la question fondamentale du khilafah, il n’est pas disproportionné d’affirmer que seul un changement de système politique peut apporter des solutions durables à notre existence sur terre.
“O vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il (ce dernier) vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie. (Surah Al Anfal (8) verset 24.)