La Réflexion du vendredi 27 dhou al qi`da 1444 AH

Dénonçons la persécution des musulmans Ouigours

Dans notre engagement à dénoncer l’oppression dont font l’objet des musulmans à travers le monde, il nous faut inviter les Musulmans et la population en général à réfléchir et prendre conscience de la persécution perpétrée par le gouvernement…

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Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, car vous ordonnez le Ma’rouf, interdisez le mounkar et croyez en Allah. (Surah 3 : 110)

Dans notre engagement à dénoncer l’oppression dont font l’objet des musulmans à travers le monde, il nous faut inviter les Musulmans et la population en général à réfléchir et prendre conscience de la persécution perpétrée par le gouvernement chinois à l’encontre de nos frères et sœurs dans la province de Xinjiang en Chine.

Retour dans l’histoire

L’Islam existe en Chine depuis plus d’un millier d’années. Les commerçants arabes l’ont importé, dans leurs caravanes, par la mer et la célèbre route de la soie. Le pays compte aujourd’hui plus de 20 millions de sunnites, et huit instituts d’études islamiques, bien entendu administrés par l’État. La majorité de ces musulmans sont des Huis. Un nom officiel que le gouvernement leur a donné et qui regroupe en réalité plusieurs minorités ayant l’Islam en partage.

À la différence des Ouïgours, uniformément turcophones, la plupart des Huis sont des descendants directs des voyageurs de la route de la soie. Arabes, perses et même Hans [ethnie chinoise majoritaire]… leurs origines sont très variées.

Il existe dans la province de Xinjiang, une zone autonome se trouvant dans le nord ouest de la Chine, plus de 12 millions d’Ouigours, un peuple turcophone. Cette province a été annexée à la Chine depuis 1949 avec la création de l’état communiste chinois.

Il faut savoir que cette zone regorge, sous son sol, d’énormes réserves de pétrole, et d’autres ressources naturelles comme le charbon. Xinjiang se trouve sur le projet économique de la Chine appelé la route de la Soie. Ce qui explique intérêt que porte le gouvernement à cette région.

Depuis 2009, la minorité musulmane de Xinjiang fait l’objet d’une surveillance étroite, sous prétexte du combat contre le terrorisme et l’extrémisme. Depuis plus de vingt ans, la presse musulmane a dénoncé la politique de purification ethnique à l’encontre des musulmans dans cette région.

A partir de 2014, le gouvernement chinois a démarré sa politique de de-extrémisation allant de l’interdiction aux bébés de porter certains noms musulmans, à l’interdiction d’observer le jeûne du Ramadan, en passant par d’autres actes de torture et d’endoctrinement politique.

C’est à partir de 2014 que la Chine commença à ouvrir des camps de détention au Xinjiang. La pression est devenue insupportable durant l’année 2017 avec l’adoption de règlements anti Islam et de loi antiterrorisme.

Depuis, les Musulmans de Xinjiang font l’objet d’une surveillance à travers l’installation de points de contrôle d’identité, la surveillance par reconnaissance faciale, la confiscation de téléphones portables pour les manipuler, et la confiscation de passeports.

Dans la vie familiale comme dans la vie professionnelle les Musulmans sont surveillés. Le port de la barbe, l’observation du jeune du Ramadan, le port du foulard, sont devenus des raisons pour être persécutés. Il est devenu illégal de ne pas regarder la télévision d’état, ou de ne pas envoyer les enfants à l’école du gouvernement. Le gouvernement tente aussi de promouvoir le tabagisme et la consommation de boissons alcooliques chez les musulmans. Ces mesures sont justifiées par le prétexte de soi-disant contrôler la radicalisation des musulmans.

Une loi a aussi été adopté visant à sinoïser ( rendre choinois ) les religions avec les croyants voyant leurs droits réduits par le régime chinois. Les écoles religieuses et les classes arabes sont bannies à Xinjiang. La pratique de l’Islam est interdite dans certaines parties de la Chine.

Depuis 2014 le gouvernement a ouvert des camps de détention ou des millions de musulmans sont envoyés pour subir un lavage de cerveau. Dans ces camps, les hommes et les femmes sont obligés d’apprendre le chinois, de chanter les louanges du président autoritaire. Les enfants sont séparés de leurs parents et envoyés dans des centres pour être décultirisés.

Depuis 2014, plus de 2 millions de musulmans ont disparu ou ne sont pas ressortis de ces camps que le gouvernement appelle des centres vocationnels, ou de rééducation. Ces camps se trouvent dans des casernes derrières des hauts murs, avec des fils barbelés et des caméras infra-rouge. Il est donc impossible d’y échapper. Les prisonniers sont forcés de chanter des chants communistes et de chanter les louanges de Xi Jinping. Ceux qui refusent se retrouvent menottes aux mains et aux pieds pendant des heures. D’autres sont mis en isolement sans nourriture et sans eau et subissent des douches froides pour les empêcher de dormir.

Malgré les critiques du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, la Chine a refusé de reconnaître qu’elle torturait les musulmans.

De nombreux pays européens ont aussi condamné la Chine pour ces tortures. Un seul pays à majorité musulmane, la Turquie a osé demander à la Chine de fermer ces camps en décrivant cet acte comme une honte pour l’humanité. Malheureusement les autres pays musulmans n’ont pas encore suivi le pas.

Au contraire, certains pays Musulmans islamophobes participent au commerce d’organes des Ouigours.

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Allah a fait de vous la communauté du juste milieu afin que vous soyez témoins pour l’humanité. Surah Baqara (2) Verset 243.